Recherche

Chercheur associé au CERAMAC de Clermont-Ferrand, je poursuis des travaux de recherche sur le partage des territoires entre hommes et animaux en adoptant une approche pluridisciplinaire :

  • Littérature.
  • Géographie.
  • Anthropologie.
  • Écologie.
  • Éthologie.

Thèmes de recherche et d’expertise

  • Relations homme-animal : partage des territoires, conflits et cohabitation.
  • Faune domestique et faune sauvage.
  • Gestion et protection de la faune sauvage.
  • L’animal dit « nuisible » en campagne et en ville.
  • Imaginaire et représentations.

Thèses de doctorat

Doctorat de Littérature (Université Toulouse-Mirail) : « Les souterrains séjours ». Des rats et des hommes dans la littérature française du XXe siècle. Mention TB avec félicitations du jury.
Résumé

« Le rat est assez connu par l’incommodité qu’il nous cause : il habite ordinairement les greniers où l’on entasse le grain, où l’on serre les fruits, et de là descend et se répand dans la maison. Il est carnassier, et même omnivore (...) : il ronge la laine, les étoffes, les meubles, perce les bois, fait des trous dans les murs, et se loge dans l’épaisseur des planchers, dans les vides de la charpente ou de la boiserie (...) Malgré les chats, le poison, les pièges, les appâts, ces animaux pullulent si fort qu’ils causent souvent de grands dommages (Buffon, Œuvres complètes, « Le rat »). Le nom « Rat », dont l’origine même est obscure autant que l’existence de celui qui le porte, contient en germe le rapport problématique à l’homme. Ambivalence humaine face à un rongeur tour à tour haï et admiré pour sa faculté d’adaptation et son intelligence. Omniprésence du rat et liens indéfectibles jusque dans les conflits et les déchirements prenant parfois des allures de lutte fratricide. Rongeur des marges, le rat réussit à déployer par sa seule présence, métaphorique ou réelle, l’éventail des angoisses humaines. Il est ainsi la clef qui donne accès aux zones d’ombre de l’esprit humain, aux couloirs du labyrinthe de la psyché. Il est enfin, et par conséquent, la porte ouverte aux « noces contre nature » décrites par Gilles Deleuze, partagées par l’animal et le poète et révélées par l’éclat de cette « petite lumière noire »…

 

Doctorat de Géographie (Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand) : « Sauvagine ». Hommes et petits carnivores sauvages dits « nuisibles ». Partage des territoires, partage des connaissances. Mention TB avec félicitations du jury.
Résumé

L’avancée des forêts au Moyen Age confinait à une proximité inquiétante avec des animaux sauvages qui échappaient à notre volonté de maîtrise et de contrôle, engendrant d’inévitables conflits de territoire. Ces conflits sont à l’origine du classement de certaines espèces dans la catégorie des « nuisibles ». Eternels « hors-la-loi », les mustélidés (martre, putois, fouine, belette, vison d’Amérique) déjouent nos tentatives de les cerner, de les identifier et de leur assigner un territoire parfaitement distinct du nôtre. Le partage des territoires échoue, l’homme échouant à tenir ces petits animaux ondoyants en respect, à leur place, de leur côté de la barrière. Leurs mœurs nocturnes et leurs comportements furtifs sont le terreau sur lequel poussent et se nourrissent les perceptions humaines. Brossant le portrait de cette insaisissable engeance, regroupée par les piégeurs sous le vocable collectif de « sauvagine », nous engageons une réflexion pluridisciplinaire réconciliant sciences naturelles et humaines et mêlant plusieurs approches capables de s’éclairer et de se répondre : géographie, anthropologie, écologie et symbolisme. L’étude des écrits naturalistes anciens, associée à un travail d’enquête auprès de naturalistes et de piégeurs dans les campagnes de moyenne montagne du sud-ouest du Massif central (Aveyron, Tarn et Tarn-et-Garonne), permet de mieux appréhender l’évolution de la notion d’animal « nuisible » et sa perception par les acteurs de terrain.

Articles scientifiques

  • « Savoirs traditionnels des chasseurs et trappeurs Algonquins en lien avec la forêt feuillue », à paraître.
  • « La notion d’animal « nuisible » ou comment mettre de l’ordre en instituant la marginalité », in Jean-Marc Moriceau et Philippe Madeline (éd.), Repenser le sauvage grâce au retour du loup. Les sciences humaines interpellées, Caen, PUC, 2010. Télécharger le résumé (PDF - 1 Mo ), la couverture (PDF - 48 Ko).
  • Poster réalisé pour le Festival International de Géographie (FIG, Saint-Dié des Vosges) en 2010. Télécharger le poster (PDF - 2,8 Mo).

 

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